• Bon, je sais, comme conseil de lecture ce n'est pas vraiment un scoop ! Mais les albums d'Obélix le Gaulois ont bercé mon enfance et sont très certainement la base d'une bonne partie de ma culture générale (oui, ça veut tout dire ^-^) et de la manière dont j'aime que l'humour soit manié. Ils figurent en tête de mon very best of ever.

    Cette série estt une référence absolue, un must dans l'éducation d'un enfant, des livres à relire régulièrement. 

    Les aventures d'Obélix le Gaulois

    Hein ? Comment ça les aventures d'Astérix le Gaulois ?!

    Mais non ! De toute évidence ce sont les aventures d'Obélix, les auteurs avaient un coup de cervoise dans le nez le jour où ils ont choisi le titre de la série et se seront trompés...

    Bon, où en étais-je ? Ah oui, cette série, du moins tous les tomes écrits par Gosciny, ont bercé mon enfance et mon adolescence. Je les ai lu, relus et rerelus sans jamais me lasser, m'émerveillant de découvrir parfois un nouveau détail au coin d'une page. La richesse des scénarios, des personnages, la générosité et la malice du texte et des situations constituent un patrimoine personnel (et national) inégalé !

    Tiens, ça me donne envie d'aller en relire un...

    Mais avant de partir je vais vous proposer un petit jeu, destiné aux lecteurs du premier tome des EHO. Deux scènes, dans la dernière partie du livre, sont directement inspirées des albums des Obélix (bon, bon, des Obélix et Astérix, si vous insistez).

    Pour vous aider, voici deux indices :

    - Le premier clin d'oeil rappelle une scène avec Obélix, fréquemment rencontrée au cours de leurs aventures - et que l'on  retrouve même en deuxième de couverture de tous les albums.

    - La deuxième scène rend hommage à la situation de départ du Bouclier Arverne.

     Allez hop, on cherche !

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  • Pour commencer en beauté mes bonnes résolutions de présentations de mes lectures francophones préférées, en voici une particulièrement enthousiasmante, que je ne cesse de recommander avec un succès constant  dont je me vante impunément !

    "Les fiancés de l'hiver", le premier livre de La Passe-Miroir de Christelle Dabos, a vu le jour grâce au concours du meilleur premier roman jeunesse des Editions Gallimard, organisé en 2012. Je ne suis pas très souvent convaincu par les prix, les choix des jurys ne concordant pas souvent avec mes goûts et mon jugement. Mais là, chapeau ! ("écharpe !" dit-on désormais dans les salons mondains).

    Lors de ma première lecture (d'autres suivront certainement, la prochaine sans doute juste avant de découvrir avec bonheur le Livre 2) l'été dernier, j'ai écrit un commentaire sur le site de Booknode. Je le remets ici, peu ou prou à l'identique, avec quelques infos de plus en plus, sans sus !

     

    "La Passe-Miroir - Livre 1 : Les fiancés de l'hiver"

    Christelle Dabos

     

    La Passe-Miroir - Livre 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

     

    Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture tout d'abord. Même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé. Et l'intrigue, ses personnages, son monde décalé ne sont pas en reste.

    (J'adore l'écharpe ! Sa personnalité est fascinante, j'espère qu'on en saura un peu plus sur elle - en particulier sur sa rencontre avec Ophélie - dans les tomes suivants.)

    Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs, parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice, ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

    J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

    Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
    Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
    (n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

    Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé, grrr, gneurf). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois - pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture...

    Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art ! 
    Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
    Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements - "c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?" - pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

    De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

    Les personnages, mon grand point de sévérité, sont à l'image du reste : excellents.
    Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Je ne sais pas si c'est une volonté de l'auteur, mais elle m'a beaucoup fait penser à Jane Eyre. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

    Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
    Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas ! écharpeVoilà, si vous n'avez pas encore lu ce livre, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et si vous l'avez lu ou si vous avez la ferme et honnête intention de le faire dans les délais les plus brefs, vous avez le droit d'aller faire un petit tour sur le site de l'auteur, par . Il est très beau et attractif, même s'il est tristement dépourvu du moindre petit sondage ou vermisseau, le pauvre...

    Pour les impatients, Christelle Dabos annonce la suite de cette série de La Passe-Miroir, qui devrait compter 4 Livres, pour dans un an environ. Pour ma part si je suis également impatiente, je suis plus patiente encore et préfère attendre pour que tout soit parfait !

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  • Je réalise avec effroi aujourd'hui que je ne vous parle jamais de mes lectures préférées. Une des raisons de mes réticences est que je lis désormais principalement en anglais et que mes chou-chou ne sont pas toujours traduits.

    Mais rien ne m'empêche de vous faire part des lectures d'auteurs francophones qui m'ont enthousiasmée, n'est-ce pas ? Non, rien du tout et d'ailleurs je vais passer à l'acte !

    J'ouvre ainsi un nouveau module sur le blog (à gauche, juste en dessous de la "chatbox") où vous trouverez des liens pour chacune de mes lectures coup de coeur. Des lectures parfois anciennes mais surtout récentes, qui j'espère vous inspirerons.

    Et surtout, si vous êtes tentés par ces lectures ou si vous avez êtes déjà passés à l'acte, n'hésitez pas à laisser un mot à la suite de l'article !

    Je ne tarderai pas à publier un premier avis et d'autres suivront selon un rythme j'espère régulier.

    Happy books folks !

    Lectures made in France

     

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