•  Les gens heureux n'ont pas d'histoire, ce n'est pas nouveau. Et si l'origine du malheur peut être tout simplement les aléas de la vie, beaucoup d'histoires aiment offrir au lecteur,  ou au spectateur,  un vrai méchant.

     

    Les "méchants" dans les histoires

     

    Un bon méchant bien classique à détester ! Ou à faire frémir quand la nuit est tombée et que la maison craque...

    Pourtant ce n'est pas si simple, un méchant : il peut l'être pour bien des raisons, et sa "méchanceté" peut parfois même être tout à fait relative...

    Faisons le tour des possibilités :

     

    * Le fanatique :

    Les "méchants" dans les histoires

     

    (Twin Towers de New York, attentat du 11 septembre 2001)

     

    Le fanatique est très dangereux, car il croit à une grande cause et peut même être prêt à mourir pour elle et à tuer des innocents pour elle. La cause peut-être idéologique ou religieuse.

     

    * Le méchant de l'autre camp :

     

    Les "méchants" dans les histoires

    Les "méchants" dans les histoires

    Les "méchants" dans les histoires

     

     Ce méchant est en fait assez classiquement retrouvé dans les histoires, mais rarement présenté comme ce qu'il est vraiment, c'est à dire un "faux méchant". En général l'histoire nous le pointe du doigt comme LE méchant, et puis c'est tout. Mais les auteurs ou réalisateurs les plus subtils nous font comprendre que, dans un autre contexte, si l'histoire avait été racontée de l'autre point de vue, le méchant aurait été notre gentil !

    L'un de mes préférés est Hrathen, l'un des personnages principaux d'Elantris de Brandon Sanderson, l'une des mes lectures de fantasy préférées.

     

    * Le psychopathe :

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     Voilà un autre méchant terrifiant, car il semble n'agir que par cruauté, dans l'ombre, offrant un visage normal à son entourage. Il est intelligent, brillant même, ce qui lui permet d'échapper à la justice en perpétuant ses actes atroces.

    Ce type de personnage existe dans le monde réel, comme le tristement célèbre Jack l'éventreur, et est très souvent utilisé comme moteur de fictions des genres policier, horreur, thriller.

     

    * L'égocentrique immoral : 

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    Celui-ci est tristement banal : un homme ou une femme ou bien un enfant, qui n'éprouve aucune empathie pour sa victime et cherche à assouvir ses besoins ou ses envies sans aucune retenue.

     Ces méchants sont nombreux dans les histoires et foisonnent dans la vraie vie. Ils sont cependant rarement considérés comme LE méchant, car manquent d'envergure et sont, de plus, rarement "méchant" en permanence : c'est l'occasion qui fait le larron.

    D'ailleurs il n'est pas rare d'en voir un présenté comme le personnage principal d'une l'histoire, avec parfois même un bel élan romanesque, comme le célèbre et sémillant Arsène Lupin.

     

    Les "méchants" dans les histoires

     

     * Le calculateur amoral :

     

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    Ce méchant là s'estime au-dessus de la loi, et s'est forgé ses propres règles. Il est en général inscrit dans une organisation type crime organisé. Sa puissance est indéniable ; il est dangereux car impitoyable. Ses sous-fifres, menés par la peur, sont des "méchants" eux aussi, mais peuvent être de nature variée (faible, idéaliste, égocentrique amoral).

     

    * Le méchant non humain :

     

    Les "méchants" dans les histoires

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    Celui-ci est certainement à mes yeux le plus intéressant : sa méchanceté n'existe pas en tant que telle ; le personnage obéit simplement à des règles, des besoins, des convictions qui dépassent l'entendement humain.

    Il peut être un animal sauvage (fauve, dinosaure) un animal mythique (un dragon, un sphinx) un monstre légendaire (le minotaure) un ange déchu (Lucifer) un humain qui a perdu son âme (vampires) un démon (Bartiméus - là je triche !) le système établi (dans les dystopies, les régimes totalitaires) un extra-terrestre, une machine.

    La notion d'intelligence articificielle me fascine tout particulièrement. L'idée d'un être pensant, intelligent, mais qui ne connait pas les émotions humaines, est une fascination qui ne date pas d'hier, surtout quand on l'imagine dans un corps d'apparence humaine, comme l'a très bien fait Philip K. Dick dans son roman "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? " (ou Blade Runer, comme le film du même nom).

     

    Les "méchants" dans les histoires

     

    C'est également ce que j'ai souhaité mettre en scène dans la série des Lysandre Chalkhill, où notre monde est désormais sous la coupe d'Intelligences Arficielles Biologiques, dont les actions sont uniquement gouvernées par le souci d'exister. 

     

    * Le faible :

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    Ce méchant là est tristement banal, lui aussi : il est méchant par faiblesse, car témoigner de vertus lui demanderait un effort, un sacrifice, ou mettrait son intégrité physique en danger.

    Il est de nature soumise, soit à un système qui l'écrase, soit à une personne qui le domine entièrement.

     

    * L'idéaliste :

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    Celui-ci est intéressant aussi : ses convictions profondes partent de bonnes intentions, il a à coeur le meilleur pour tous. Hélas, la mise en oeuvre de son plan pour arriver à ses fins, soit un monde meilleur, passe par des actes amoraux. 

    Ce méchant-là, poussé par de nobles sentiments, visionnaire, peut être particulièrement effrayant... Il est pourtant fréquemment présenté comme le héros de l'histoire, dont on accepte alors les actes de violence sans sourciller, alors que ces mêmes actions, dans un contexte réel, nous paraîtraient répréhensibles.

     

    * Le personnage humoristique :

     

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    Et finalement, comme les "méchants" font vraiment peur, on éprouve souvent le besoin de les ridiculiser, en les caricaturant. Les exemples ne manquent pas et sont souvent très savoureux !

    Et bien sûr, c'est messire Nole, dans les Enfants de l'Hyphale d'Or, qui tient ce rôle de vedette !

     

     

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