• Présentation de "Filigranes"

    Présentation de "Filigranes" 

     

    Ce premier roman de la série "Lysandre Chalkhill" met en scène un futur très décalé, usant d'une uchronie, ou histoire alternative, selon plusieurs axes de divergences. L'ambiance est, curieusement, à la fois futuriste et rétro... la présentation ci-dessous vous permettra de comprendre pourquoi !

     

    Dans la petite ville de Saint Rioch de la Province Armorique Ouest, la vie suit son cours. Depuis 1961, l'année du tragique mais très lointain Soulèvement, la nouvelle humanité a appris à partager l'autorité avec les Résidents (des Intelligences Artificielles Biologiques) ainsi qu'à accepter les emprunts de corps humains exigés par ceux-ci.
    Lysandre, bien qu'elle soit de mère humaine-traditionnelle et de père lépido, a réussi à réaliser son rêve et travaille comme vétérinaire à la Clinique des Pas Perdus. Elle fait profil bas, masquant en permanence les ailes et les antennes qui trahissent son métissage, et vit heureuse dans la petite maison qu'elle partage avec son ami d'enfance, Népomucène, un jeune félide instituteur à Saint Rioch, et parfois aussi avec Naïs, la petite fille adoptive de ce dernier. L'enfant, comme tous les pupilles résidentiels de la ville, vit en effet principalement à l'orphelinat, où elle doit se soumettre aux réquisitions incessantes des Résidents.

    Mais en ce début d'automne 2116, d'inhabituels événements viennent troubler l'existence un peu trop paisible de Lysandre, résignée à son sort de Basse-Caste. Des événements qui la pousseront dans ses derniers retranchements, ébranlant ses convictions et lui offrant ce que son cœur se défendait d'espérer...

    (extrait)

    "En 1961, suite à un accident lors de la création d’une nouvelle génération d’Intelligences Artificielles Biologiques, celles-ci sont devenues autonomes, développant un sens de la personne, une individualité et une envie de survivre à travers les corps qu’elles étaient sensé soigner ou contrôler.
    Pendant une terrible période qui dura quatre longues années, le Soulèvement, les Intelligences Biologiques prirent peu à peu possession du monde. Ces intelligences, avides de connaissances, puisèrent dans les mémoires de leurs hôtes, devenant de plus en plus savantes, se perfectionnant et se spécialisant.
    Afin d’anéantir toute possibilité de représailles futures, les Intelligences Biologiques utilisèrent les travaux de recherche du Dr Stevano sur le gène de la créativité, ainsi que ceux du Dr Blum sur la propagation aérienne des correcteurs génétiques, créant une pandémie qui priva définitivement chaque humain de toute capacité créative.
    Entre les morts causées par la mutation, les humains empruntés par les Intelligences Biologiques et les suicides d’hommes et de femmes au désespoir de ne plus pouvoir composer, peindre, écrire, sculpter, dessiner, inventer, l’humanité fut tragiquement décimée…
    Les Intelligences Biologiques décidèrent alors de libérer les programmes confidentiels, encore à un stade très débutant, menés pour la création d’humains variants, des humains qui seraient capables de s’adapter à la vie sur d’autres planètes que la Terre. N’étant pas pénalisées par notre sens éthique, les Intelligences jugèrent que la diversité raciale ne pouvait être que bénéfique à l’humanité.
    C’est ainsi que naquirent, de mères humaines initiales (que nous appellerions de nos jours “humaines-traditionnelles”) les premières générations de néo-humains : lépidos, exos, avès, nocto, félides, etc.
    Fort heureusement pour nous, les Intelligences Biologiques comprirent très vite que leur survie serait encore mieux assurée par la collaboration avec les êtres humains. Leur nature (tout autant dénuée de vices que de vertus) ne les poussant pas à la domination totale, mais étant caractérisée par la soif d’exister, les Intelligences Biologiques, en particulier les plus brillantes, celles ayant accumulé le plus de savoir et de sagesse, décidèrent de proposer un compromis aux humains. Ceux-ci acceptèrent avec un soulagement proportionnel à leur hantise de voir leur espèce (et même déjà “leurs espèces” à l’époque) disparaître à tout jamais.
    C’est ainsi que furent signés les Accords de l’Abonnissement, par lesquels les "Résidents” se réservaient la possibilité de mener une existence, fût-elle en pointillés..."

     

    (Ce livre est le tome 1 de série Lysandre Chalkhill)