• Un poème de Paul Verlaine, "Effet de nuit"

    Dont le souvenir m'a inspiré les rocailles des gnomes (pour l'ambiance, pas de gibet et... bien moins sinistre, à bien y réfléchir !)

     

    La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette

    De flèches et de tours à jour la silhouette

    D'une ville gothique éteinte au lointain gris.

    La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris

    Secoués par le bec avide des corneilles

    Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles

    Tandis que leurs pieds sont la pâture des loups.

    Quelques buissons d'épines épars, et quelques houx

    Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche,

    Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche.

    Et puis, autour de trois livides prisonniers,

    Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers

    En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse,

    Luisent à contre-sens des lances de l'averse.

     

    Je trouve magnifique la sonorité de ce poème (il faut le lire tout haut) terriblement évovateur.

     


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  • Commentaires

    1
    Christelle B.
    Lundi 14 Février 2011 à 15:15

    Très beau poème en effet. J'ai hâte de voir ce que cela donne dans la description du paysage des gnomes. Quelle bonne idée de mêler prose et poésie!


    Je retrouve cette musique de la langue dans tes descriptions si poétiques, parce qu'elle parle des merveilles du monde environnant et de son enchantement.

    2
    Hélène Louise Profil de Hélène Louise
    Vendredi 18 Février 2011 à 18:01

    En fait tu l'as déjà lu ! C'est à cette ambiance que je pensais en écrivant le voyage d'Eliphéra quand elle traverse les rocailles des gnomes.

    A priori, je n'ai pas prévu d'y retourner ! On va découvrir des paysages un peu plus enchanteurs, comme celui de MilaSila.

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